Votre logement d’après.

En vue de surmonter certaines de vos difficultés liées au confinement, projetez-vous et interrogez-vous : quel sera votre « logement d’après » ?

En effet, vous êtes nombreux à trouver votre habitation décevante, trop petite, trop bruyante, maintenant que vous y passez 23/24h. Ce qui paraissait annexe lorsque l’extérieur était ouvert, devient fondamental. Et cette prise de conscience n’est pas vaine.

Le logement comme cadre essentiel de votre vie

On l’a parfois oublié. On a souvent tendance à se dire qu’il faut faire avec ce que l’on nous propose. De temps en temps, on se dit même, qu’en fait, elle est accessoire. Mais votre habitation a un impact direct sur votre vie. Alors, en ces temps de  limitation de notre liberté de mouvement (justifiée et largement consentie), le terme « lieu de vie » nous revient en boomerang.

Certes, nous sommes très inégaux, socialement et territorialement sur ce sujet. Peut-être plus encore que sur d’autres. Premièrement, nous n’avons pas tous la possibilité de choisir, de par nos revenus ou la composition de notre famille. C’est une réalité que les décideurs publics doivent en permanence garder en mémoire. Deuxièmement, notre activité professionnelle est parfois localisée sur un territoire où l’offre de logement est pauvre en termes de qualité. Même si cela peut paraître aberrant pour certains, c’est le cas de Paris et de la région parisienne ou l’exiguïté des logements se mêle à l’exposition aux bruits, aux polluants, et à la très fréquente absence d’espaces extérieurs privatisés (balcons, terrasses, jardins, etc.). En témoigne l’exode des populations de ces territoires vers des lieux de villégiature bien plus confortables.

Toutefois, ne rêvons pas ! Les français n’auront pas tous les moyens de s’offrir une résidence secondaire sur l’île d’Yeu ou sur la côte d’Amour. D’un point de vue écologique, c’est d’ailleurs plutôt souhaitable. En effet, la limitation de la consommation des sols par les espaces bâtis garantit les écosystèmes locaux.

Les questions à vous poser pour votre « logement d’après »

A l’instar de notre article sur vos valeurs personnelles, nous n’aurons pas la prétention d’être exhaustifs. Néanmoins, voici quelques points essentiels pour envisager votre « logement d’après ».

« Mon foyer va-t-il se modifier dans les prochaines années ? »

Oublions le Covid-19. Juste un moment. Autour de nous, nous connaissons tous des personnes qui, emballées par un appartement ou une maison, se sont précipitées à louer, à acheter même. Et puis, et puis… Un enfant arrive. On se dit que l’on va faire avec notre résidence actuelle. Que nous pouvons l’installer dans notre chambre parentale ou dans la chambre de son grand-frère, de sa grande sœur. D’abord, cela fonctionne. Puis, moins. La fatigue s’installe. La tension monte donc. On a envie de déménager. Mais où ? Comment ? A quel prix? Quelles sont les conséquences sur les membres de notre famille (travail, école…). C’est le point primordial de votre réflexion. Ne l’oubliez pas.

« Quel est mon rapport aux déplacements ? »

C’est également un point important. La crise récente des gilets jaunes est en partie révélatrice de cette question. Partie d’un mécontentement lié à l’augmentation des taxes sur le carburant, elle s’est accentuée ensuite et s’est élargie aux revendications de la classe moyenne. L’éloignement domicile-travail a bien entendu sa part dans cette crise. Il en est même la réelle source. Pas besoin de voiture quand on habite à faible distance de son bureau, de son usine, etc. Alors demandez-vous qu’êtes-vous prêts à subir financièrement (budget alloué aux trajets quotidiens et son inflation éventuelle), et moralement (fatigue et stress liés aux bouchons, aux temps perdus assis dans sa voiture)? Nous sommes probablement inégaux devant ces questions. De surcroît, pendant des années, le mythe du pavillon a été mis en avant. Les déplacements ont de fait augmenté. Pour cause : le pavillon ne trouve sa place qu’en périphérie des aires urbaines. A cet égard, pour contrecarrer immédiatement l’argument trop souvent admis « c’est trop cher en Ville », nous ne pouvons que vous inciter à lire nos articles sur les politiques d’accession aidée à la propriété.

« Est-ce que je suis prêt à vivre sans espace extérieur ? »

Un balcon, une terrasse, un jardin privatif voire-même commun facilitent la vie pendant ce confinement. Dans certaines zones (les hypercentres), c’est l’exception ! A cet égard, le « balcon pour chaussures » (30 cm de profondeur) n’est qu’un leurre. Ne vous laissez pas séduire. En revanche, nous tenons à mettre en avant le travail conjoint des aménageurs et des promoteurs qui ont poussé pour que, sur de nombreux programmes en VEFA, presque chaque logement en soit pourvu.

Dernière question pour votre « logement d’après » » très en lien avec le contexte exceptionnel du confinement :

« Ai-je à ma disposition un endroit facile pour travailler à domicile ? »

Oui le télétravail est une solution viable. Encore plus quand nos enfants ne crient et ne jouent pas à côté. Parce que travailler est synonyme de concentration, réfléchissez à un endroit qui y soit dédié. Il n’a pas besoin d’être immense mais confortable pour vos conditions de travail, et surtout isolé au maximum du bruit environnant. Le pire serait de reproduire dans votre salon l’open-space du bureau où vos collègues passent leur temps à vous parler de tout et surtout de rien.

Pour tout dire, nous avons conscience que cet article pourra paraître grinçant pour les uns ou les autres. L’idée, au fond,  n’est pas de créer de la polémique gratuite mais de placer le futur propriétaire ou locataire à un meilleur niveau de connaissance de ses propres aspirations et limites, de façon à ce que le choix de son « logement d’après » soit éclairé.

A cette fin, n’hésitez pas à nous contacter pour que nous puissions vous aider dans cette réflexion ou dans l’adaptation du logement que vous avez déjà choisi.

Partager sur facebook
Partager sur Facebook
Partager sur twitter
Partager sur Twitter
Partager sur linkedin
Partager sur Linkedin
Partager sur email
Partager par Email

4 réponses sur “Votre logement d’après.”

  1. Le confinement provoque une certaine prise de conscience sur la nécessité d’avoir un logement plus facile à vivre. Très bon article pour ne pas oublier de se poser sur l’essentiel.

  2. Excellent article qui pose les bonnes questions. Mon habitation m’apporte-t-elle le bien-être qu’un investissement de cette importance est censé m’offrir? Ai-je la possibilité de m’isoler pour le travail mais aussi pour la lecture, la musique, le repos. Puis je profiter de l’extérieur ?
    Quel sera le temps du trajet domicile-travail ? Tout acquéreur, tout promoteur, tout élu devrait s’inspirer de cette réflexion, en espérant que l’oubli ne vienne pas trop rapidement anéantir les bonnes résolutions que le COVID nous a inspirées.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *